La persistance de l’insécurité dans le territoire de Mambasa, particulièrement dans les chefferies de Babila Babombi et de Bakwanza, continue de provoquer des conséquences dramatiques sur la population locale. Les chiffres récemment documentés par la CRDH le vendredi 6 février 2026, représentée par Rams Malikidogo, dressent un tableau alarmant.
On dénombre 17 208 déplacés en provenance de l’est comme de l’ouest, fuyant les menaces dans des localités telles que Sita Rudi, Mikanya, Ndioka, Kadika, Lisoma, Elake, Matolo, Bandenge, Makilima, Lyanga, Pamedi, Luhindi, Lelesi, Ilimba, Mapili, Ngubo, Ngelia, Mongali, Centrale, Mambau, Nakota, et bien d’autres.
Ces familles sont désormais sans abri ni aide humanitaire, exposées à la faim, aux maladies et à l’insécurité permanente.
Privées de moyens de subsistance, de nombreuses familles ne parviennent plus à répondre aux besoins élémentaires de leurs enfants. Cette situation favorise des abus multiples dans la zone, aggravant la vulnérabilité des plus faibles.
La crise a également entraîné 18 cas de troubles mentaux liés à la perte des capitaux et des moyens de survie.
Par ailleurs, 521 enfants sont privés d’éducation faute de ressources, exposés au risque de délinquance juvénile et à un avenir compromis.
Face à cette détresse, la CRDH appelle les autorités à intervenir d’urgence pour venir en aide à une population qui, selon les mots de Rams Malikidogo, « ne sait plus à quel saint se vouer ».
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