Pakadjuma : en mettant fin à ce lieu de commerce de sexe, que pense Bumba de ceux qui y habitaient?    

Après la suppression de l’un des lieux du sexe à vil prix à Kinshasa, à savoir le quartier Pakadjuma, Daniel Bumba devrait penser à reloger ceux qui y habitaient, sinon, laisser plus de 5000 ménages dans la rue sans assistance est contraire aux droits de l’homme.    

 Situé dans la commune de Limete, Pakadjuma, quartier très connu à Kinshasa notamment pour la mauvaise réputation de grand lieu de prostitution qu’il traîne, n’existera plus plusieurs décennies après  son érection à Kinshasa. L’Hôtel de Ville a démoli les constructions jugées anarchiques qui y étaient bâties, notamment pour remettre dans ses droits l’ONATRA (Office national de transport), propriétaire dudit espace, mais la réaction de ceux qui y ont toujours habité fait craindre le pire.

Ce mardi 10 février, des vives tensions ont été observées sur l’ex avenue des Poids Lourds. Les manifestants auraient pris d’assaut un commissariat de police sur l’axe BAT et y ont mis du feu. Des sources sur place rapportent que des policiers ont été agressés, de motos incendiées et d’autres volées.

Démantèlement d’un grand commerce de sexe

Pakadjuma était réputé pour pour le commerce de sexe qui s’y faisait. Celui-ci était  l’activité principale de survie de la plupart de femmes. Ici, des filles mineurs (13,14, 15 ans) pratiquaient le plus vieux métier du monde dont la plupart sont déjà mamans. Le même métier de sexe était pratiqué dans ce coin par nombreuses femmes venant particulièrement du grand Équateur.  Plusieurs ONG font savoir qu’à Pakadjuma, outre le vol, les viol et l’exploitation sexuelle étaient fréquents parmi les travailleuses du sexe.

Des conditions de vie très difficiles

Dans cette bidonville, les services publics étaient inexistants : manque d’électricité et d’eau potable.  Pourtant, selon des statistiques des ONG, il y a environ 5000 ménages qui y vivaient dans une très grande promiscuité (des baraquements collés les uns contre les autres) et dans une insalubrité totale : déchets traînant au sol, excréments jetés dans des rigoles faute des toilettes…

Remettre l’ONATRA dans ses droits

Selon les autorités de la ville de Kinshasa, la mesure de destruction  des habitations de Pakadjuma rentre dans le cadre de la lutte contre l’occupation anarchique des terrains publics et vise à faire respecter les règles d’aménagement de la ville.

La ville obligée de reloger ceux qui y habitaient

La pauvreté étant la cause principale de l’entassement de la population dans cette bidonville, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, est obligé de chercher une solution urgemment en vue de mettre à l’abri les familles devenues sans abris, surtout pour protéger les personnes vulnérables comme les enfants, les vieillards et les femmes enceintes qui ne savent à quel saint se vouer en ce moment.

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