Silence, on pille la CNPR! (Edito)

Créée en 1978 par le Maréchal Mobutu pour prévenir les accidents et sécuriser les usager de la route dans leur ensemble, la Commission nationale de prévention routière, CNPR en sigle, est transformée depuis un moment en butin de chasse que seuls ceux qui font partie du comité directeur se partagent de parts importantes.

Abritée depuis une vingtaine d’années dans un entrepôt de l’ONATRA situé sur l’avenue Gécamines, dans la commune de la Gombe, ce service de l’Etat dépendant du ministère des Transports, qui n’a pas une bâtisse à elle-même, peut vous donner l’ère négligeable, alors que des grosses espèces sonnantes et trébuchantes en termes de millions de dollars  qui y sont détournées peuvent vous faire tomber en syncope.

Oui, pour le meilleur et pour le pire, la CNPR est aujourd’hui pillée, mieux, ravagée par de personnes qui se succèdent depuis un moment à sa tête. Ici, on détourne à la collégialité : les membres du comité directeur, à en croire une lettre de désaveu déposée par les agents au cabinet du VPM ayant en charge les Transports, ont eu même à organiser hebdomadairement une tontine (ristourne) de 10 000 dollars avec l’argent de l’Etat. Hélas!

En toute impunité, d’après toujours la lettre déposée auprès du ministre de tutelle, les membres du comité directeur actuellement à couteau tiré,  ont eu à se partager des centaines de milliers de dollars sous prétexte de faire des travaux de balisage ou de la signalisation routière.

Alors que l’Etat encourage la bancarisation, on affirme dans la même lettre que des sacs d’argent ont eu à quitter massivement (des vidéos l’atteste) les bureaux de la CNPR pour une destination inconnue en vue du partage par les membres du comité directeur.

Pis encore, deux membres du comité directeur auraient imposé un chargé des finances à la Direction provinciale CNPR!Haut-Uélé, lequel devait leur retourner 20 000 dollars à la fin de chaque mois.

Surfacturation, falsification de factures, corruption de la délégation syndicale avec 20 000 dollars, la liste est longue… Autant dire que la mégestion a atteint son plus haut degré,

Fatigués d’être roulés dans la farine, les cadres et agents de la CNPR disent non aux quatre membres du comité directeur restés en place, alors que Bienvenu Munyasubi, celui était naguère président de ce service et qui a cogéré avec eux, a démissionné.

Désormais, il appartient aux autorités du pays de prouver qu’ils sont réellement contre l’antivaleur qu’est la corruption qui a élu domicile au sein de la CNPR. Les finances de l’Etat, en effet, ne doivent pas continuer d’être pillées comme ça.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui a toujours dénoncé et combattu la corruption, est appelé à ouvrir l’oeil et le bon, parce que le comité directeur de la CNPR doit cesser d’être un pandémonium, cette réunion de gens qui ne s’assemblent que pour comploter et faire le mal au pays et à leurs compatriotes.

C’est ici que le Vice-Premier ministre, ministre des Transports et Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, est appelé à saisir le taureau par les cornes, en nommant de personnes probes, autres que celles sur lesquelles des indices sérieux de détournement pèsent. En le faisant, il aura rendu justice  aux cadres et agents de la CNPR.

 

 

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