Dossier des 18 Sénégalais : le parquet marocain démonte les accusations de leur avocat

Dix-huit Sénégalais arrêtés pour hooliganisme en finale de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), disputée le 18 janvier dernier au stade Stade Prince Moulay Abdellah, à Rabat, entre le Maroc et le Sénégal, ont été jugés en toute transparence conformément aux droits humains et à la loi marocaine, contrairement à ce que raconte leur avocat, Me Patrick Kabou.

Dans une mise au point officielle, le parquet dément catégoriquement les allégations relayées par leur avocat, Me Patrick Kabou, faisant état de retards injustifiés et de violations des droits de la défense. En claire, il n’y a eu aucun retard injustifié dans l’instruction du dossier Conformément aux procédures pénales, précise la même source, rejetant toute accusation de lenteur ou d’irrégularité dans la conduite du dossier.
Les autorités assurent également que les prévenus bénéficient de conditions de détention respectant les normes en vigueur. Les repas leur sont servis de manière régulière et les rumeurs faisant état d’une grève de la faim sont qualifiées d’« infondées ».

Des renvois d’audience à la demande des prévenus

S’agissant des reports d’audience, le parquet souligne qu’ils ont été effectués à la demande des intéressés eux-mêmes. Ces derniers auraient sollicité un délai supplémentaire afin de préparer leur défense et de garantir la présence de leurs avocats.
Même un avocat inscrit à un barreau en France a assisté à l’une des audiences. Toutefois, l’absence de bureau de consultation au Maroc, conjuguée à la volonté des prévenus d’être jugés en présence de l’ensemble de leurs conseils, a justifié le renvoi de l’affaire.

Dispositif de traduction mis en place

Concernant la question linguistique, le tribunal affirme avoir mis à disposition un interprète assermenté en langue française, langue maîtrisée par les 18 prévenus. En outre, un traducteur en Wolof a été mobilisé en concertation avec le consul adjoint du Sénégal au Maroc, afin de garantir une parfaite compréhension des débats.
Les autorités rappellent par ailleurs que la loi marocaine n’impose pas la présence d’un interprète lors de l’enquête préliminaire lorsque l’officier de police judiciaire comprend la langue de la personne concernée, à condition que les procès-verbaux soient lus et expliqués à l’intéressé.

EG

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