La probabilité d’une annulation de la décision prise par le Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (Caf), d’infliger forfait au Sénégal (0-3), au niveau du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), reste faible, estime Patrick Rode, avocat en droit des médias et du sport et analyse juridique.
Pour lui, la décision est difficilement contestable : quitter le terrain en plein match veut dire violation claire du règlement. Pour ça, la sanction est explicitement prescrite. Il n’y a pas de zone d’ombre, l’émotion n’est pas le droit, dit-il. Même si le Sénégal a gagné le match sur le terrain poursuit-il, et que le titre a déjà été célébré et que la situation a été aggravée par la confusion du VAR, les règles s’appliquent quel que soit le déroulement du jeu.
Le point d’intérêt : la procédure devant le TAS
Au niveau du Tribunal Arbitral du Sport où la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), y va, la probabilité d’une annulation de la décision du jury d’appel de la Caf reste faible. Pourquoi? Pour cet expert en droit des médias et du sport, le TAS examinera principalement : les erreurs de procédure, l’arbitraire, et la disproportionnalité.
Pour lui, l’argument possible du Sénégal sera le match avait repris sa cour normale. Mais est-ce que cela rend-il la sanction disproportionnée ? Patrick Rode n’y croit pas même si la pression politique est forte, précise-t-il. La réalité sportive et la réalité juridique sont sur une trajectoire de collision.
La probabilité d’une annulation de la décision reste faible.
La décision repose sur deux mécanismes réglementaires classiques : le refus de jouer : lorsqu’une équipe quitte le terrain sans le consentement de l’arbitre, elle est considérée comme perdante conformément aux principes disciplinaires de la FIFA.
La sanction automatique (Forfait) : Une décision de forfait 3-0 n’est pas une décision discrétionnaire. C’est une conséquence juridique obligatoire appliquée ici en vertu des articles 82 et 84 des règlements de la CAF.
EG
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