Interpellation arbitraire d’un journaliste à Mayuano : indignation des Journalistes Amis de la Nature.

.L’Association Journalistes Amis de la Nature (JAN) dénonce avec vigueur l’interpellation jugée irrégulière de son membre, le journaliste Roger Kakulirahi, survenue le dimanche 31 mai 2026 à Mayuano, dans la chefferie de Babila Bakwanza, dans le territoire de Mambasa, en Ituri.

Selon des témoins, le journaliste, en mission pour la chaîne de télévision B-ONE, réalisait des prises de vues lorsqu’il a été brièvement arrêté par un responsable de la Police Nationale Congolaise (PNC). L’incident est intervenu alors que le professionnel exerçait son métier en toute légalité et dans le respect des lois de la République.

Pour les Journalistes Amis de la Nature, cette interpellation constitue une violation grave de la liberté de la presse et du droit du public à l’information. « Aucun journaliste ne devrait être inquiété, intimidé ou empêché de travailler lorsqu’il accomplit sa mission professionnelle dans l’intérêt général », souligne l’organisation.

Des sources locales rapportent que l’officier de police aurait agi sous le coup de la colère, croyant que le journaliste filmait un dépôt de bois lui appartenant. Ces mêmes sources évoquent une possible implication de cet agent dans des activités d’exploitation illégale du bois, contribuant à la dégradation de l’environnement et des ressources forestières. Bien que ces allégations nécessitent une enquête approfondie, elles ne sauraient justifier une entrave au travail journalistique.

Face à cette situation, l’association formule plusieurs demandes :

– Condamnation ferme de l’interpellation arbitraire de Roger Kakulirahi.
– Respect des droits et libertés fondamentaux des professionnels des médias par la PNC.
– Ouverture d’une enquête indépendante pour établir les circonstances exactes de l’incident.
– Clarification des allégations d’exploitation illégale des ressources forestières dans la zone.
– Réaffirmation de l’engagement en faveur de la protection de l’environnement et de la liberté de la presse.

« Toucher à un journaliste, c’est priver une communauté »
Dans sa déclaration, JAN rappelle que la Constitution congolaise garantit la liberté de la presse et le droit pour les journalistes de rechercher, recueillir et diffuser des informations d’intérêt public. « Toucher à un journaliste dans l’exercice de ses fonctions, c’est porter atteinte au droit de toute une communauté à être informée », insiste l’organisation.

Le communiqué signé par Andy Kambale Matuku, coordonnateur de JAN, appelle à la vigilance face à toute tentative d’intimidation ou de restriction du travail des journalistes engagés dans la défense de l’intérêt public et de l’environnement.

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