Une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF) a endeuillé ce samedi 29 août 2026 la population de la localité d’Amani, dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri. L’incursion, signalée ce matin selon des sources locales, aurait causé la mort de sept civils et l’incendie de plus de vingt habitations.
Face à cette nouvelle tragédie, l’ONG de défense des droits humains Protection Plus exprime sa profonde indignation et alerte sur la dégradation continue de la situation sécuritaire dans cette partie de l’Ituri.
D’après les informations recueillies sur place, plusieurs familles ont été contraintes de fuir leurs domiciles, aggravant ainsi le phénomène de déplacement des populations déjà fragilisées par des semaines d’insécurité. Dans la chefferie de Babila-Babombi, les habitants vivent dans une peur permanente face aux attaques répétées des groupes armés.
L’organisation souligne que la capacité des assaillants à circuler dans certaines zones rurales et forestières demeure une source de grande inquiétude pour les communautés locales. À l’approche de la rentrée scolaire, Protection Plus s’inquiète particulièrement de la situation des enfants et des familles déplacées, dont la vie quotidienne reste profondément perturbée.
Dans sa déclaration, l’ONG interpelle le Gouvernement congolais sur la nécessité d’apporter une réponse sécuritaire plus efficace dans le territoire de Mambasa.
« Combien de morts faudra-t-il encore compter avant qu’une réponse véritablement efficace soit mise en œuvre ? », s’interroge l’organisation, appelant les autorités militaires à revoir leurs stratégies, à renforcer la protection des civils et à poursuivre les auteurs des attaques, dans le strict respect du droit international humanitaire.
Protection Plus invite également les autorités politico-administratives à améliorer leur communication avec la population afin de rassurer les habitants et de prévenir une aggravation de la peur et des déplacements forcés.
Pour l’ONG, la population de Mambasa ne peut plus continuer à subir des violences répétitives. Elle réclame des actions concrètes pour garantir la sécurité, permettre aux habitants de retourner dans leurs champs et vivre sans la menace permanente des attaques.
« La protection des civils doit devenir une urgence absolue », insiste Me John Vuleveryo Musombolwa, facilitateur et défenseur des droits humains.
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