Les Lions de la Teranga du Sénégal ne recevront finalement pas le Mozambique à Dakar, le 25 septembre 2026 pour leur match de la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Can 2027, ils iront recevoir le Mozambique sur place à Maputo, selon la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Prévu initialement au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, ce match a été tout simplement délocalisé par manque d’un troisième stade au pays. Une situation visiblement surprenante pour une nation qui revendique d’importants investissements dans ses infrastructures sportives.
Dans un communiqué publié le 9 septembre 2026, la FSF explique cette décision par deux raisons principales. D’une part, le stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio n’est pas disponible, puisqu’il doit accueillir la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. D’autre part, la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor ne serait pas, à ce jour, dans un état optimal pour accueillir une rencontre internationale de cette envergure.
Cette justification soulève toutefois une question embarrassante : comment le Sénégal, présenté comme l’un des pays africains investissant massivement dans le football, peut-il se retrouver sans enceinte immédiatement disponible pour accueillir son équipe nationale ?
Le paradoxe est difficile à ignorer. Le stade Abdoulaye Wade, joyau de Diamniadio, a nécessité un investissement considérable. Le stade Léopold Sédar Senghor a, lui aussi, bénéficié de travaux de rénovation. Pourtant, au moment où les Lions doivent lancer leur campagne qualificative pour la CAN 2027, aucun de ces deux grands stades ne peut accueillir la rencontre. La délocalisation à Maputo apparaît ainsi comme un véritable camouflet infrastructurel. Le Sénégal a des stades, mais pas de stade disponible. Il investit dans le football, mais peine encore à garantir à son équipe nationale un domicile permanent et opérationnel.
Pour un pays champion d’Afrique et régulièrement cité parmi les puissances du football continental, cette situation interpelle sérieusement sur la planification, l’entretien et la gestion des infrastructures sportives. Construire des stades à coups de milliards est une chose. Les maintenir prêts pour les rendez-vous qui comptent en est une autre.
EG
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