Les Lions de la Teranga du Sénégal se sont offerts leur deuxième étoile de champions d’Afrique, en battant les Lions d’Atlas du Maroc 1-0, dimanche, au stade Prince Moulay Abdellah dans une finale amplement disputée.
Le Maroc, porté par tout un peuple, a vu son rêve de sacre continental s’éteindre face à un Sénégal héroïque et imperturbable (1-0 a.p.). Le Stade Prince Moulay Abdellah, a retenu son souffle. Il a espéré, vibré, crié puis s’est tu.
La première période s’est achevée sur un score vierge, mais avec une tension déjà palpable. Au retour des vestiaires, les Lions de l’Atlas jettent toutes leurs forces dans la bataille. Les occasions se multiplient, le public pousse, le stade rugit. À la 63e minute, Ayoub El Kaabi se présente face au but et manque l’immanquable. Les mains sur la tête, le public n’en croit pas à ses yeux. Les changements se succèdent, l’espoir reste vivant. Le Maroc attaque, le Sénégal résiste. Le temps passe, l’angoisse grandit.
Le penalty de tous les espoirs et de toutes les larmes
Dans les arrêts de jeu, l’arbitre désigne le point de penalty après recours à la VAR. Le stade explose. Le Maroc tient sa chance, peut-être la dernière, peut-être la plus belle.
Mais la joie est de courte durée. Les Sénégalais contestent, le match s’arrête, la tension devient irrespirable. Quinze longues minutes passent. Puis le jeu reprend. Le tireur marocain c’est Brahim Diaz, qui s’élance, Édouard Mendy plonge et arrête le tir. Le silence tombe sur Rabat. Les rêves se fissurent.
Pape Gueye, le coup de poignard
En prolongation, le Sénégal frappe. À la 94e minute, Pape Gueye surgit, place le ballon au fond des filets. Le coup est fatal. Le public marocain comprend. Cette fois, c’est fini. Malgré les derniers assauts, malgré le courage, malgré la ferveur, le Maroc ne reviendra pas.
Au coup de sifflet final, les Lions de la Teranga s’écroulent de bonheur. Le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire. Une victoire bâtie sur la discipline, la patience et la force mentale.
Côté marocain, les joueurs restent longtemps sur la pelouse, abattus. Le rêve était si proche, si beau, si intense. Mais le football, parfois, est cruel.
EG
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