Médias : le cas Yousra Elbagir. une leçon morale pour les journalistes congolais partisans (Analyse)

Reconnue pour ses reportages dans beaucoup de médias internationaux notamment Channel 4, BBC, CNN, Financial Times et The Guardian,
la journaliste britannico-soudanaise s’est attirée la haine d’un grand nombre d’Africains fanatiques d’Ibrahim Traoré, président du Burkina-Faso.

Le travestissement des faits opéré par cette journaliste de 34 ans, représentante du media britannique Sky News, est une leçon pour les journalistes africains partisans en général et congolais en particulier.

Yousra Elbagir a fait un reportage nuisible sur le Burkina-Faso, dans le but de ternir l’image du régime de Ouagadougou, mais la manivelle s’est retournée contre elle. Elle s’est vue attaquée dans son live sur un réseau social au point qu’elle a versé des larmes chaudes.

Yousra Elbagir a été invitée par les services de la communication de la présidence du Faso. Dans son reportage intitulé « inside Burkina Faso », la journaliste soudanaise a mis en lumière la situation sécuritaire du Burkina-Faso qu’elle juge critique.

Pourtant, Ibrahim Traoré a toujours présenté ûe image d’un Burkina-Faso sécurisé, rayonnant et stable sans l’influence de colonialistes

Yousra Elbagir, d’après certaines sources, serait en collision avec certains ennemis d’Ibrahim Traore.

Plusieurs voient la France derrière ce sabotage du travail qu’abat le capitaine Ibrahim Traoré, un dirigeant panafricaniste qui ne rate jamais les impérialistes dans ses critiques.

Yousra Elbagir, journaliste britannico-soudanaise

Une leçon morale

En République démocratique du Congo où les journalistes sont parfois au service des acteurs politiques, la leçon mérite d’être retenue : un mensonge reste un mensonge, quelle que soit la manière de l’habiller.

La situation de Yousra Elbagir illustre la réalité selon laquelle le journaliste n’a plus le monopole de manipuler l’opinion ou travestir une information sans se voir repondre par les destinataires de ladite information.

Non seulement que les internautes savent aujourd’hui très bien contredire les infox ou fake news, ils savent aussi, à l’échelle internationale, sanctionner leurs auteurs des informations truckées.

Les professionnels de média doivent savoir que l’avénement des réseaux sociaux est venu imposer une nouvelle façon d’infotmer où les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs ont la possibilité de faire rapidement un démenti et par ricochet ridiculiser un journaliste tendancieux et impartial.

A Kinshasa ou dans la diaspora congolaise, ils sont malheureusement nombreux qui, pour de l’argent, mentent soit pour le pouvoir soit pour l’opposition ou encore pour les rebelles.

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