Les États-Unis ont sanctionné Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), ce 30 avril 2026.
Washington l’accuse de « semer l’instabilité » en RDC en soutenant le groupe armé M23. Cette information ressort d’un communiqué de l’OFAC, agence du département du Trésor des États-Unis.
Les sanctions américaines entraînent le gel des éventuels avoirs de Joseph Kabila aux États-Unis et interdisent aux entreprises et citoyens américains toute transaction avec lui.
« À la suite de cette mesure, tous les biens et intérêts patrimoniaux de la personne désignée ou bloquée mentionnée ci-dessus, situés aux États-Unis ou en la possession ou sous le contrôle de personnes américaines, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. De plus, toute entité détenue, directement ou indirectement, à 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation délivrée par une licence générale ou spécifique de l’OFAC, ou exemption, les règlements de l’OFAC interdisent généralement toutes les transactions effectuées par des personnes américaines ou sur le territoire des États-Unis (ou en transit) impliquant des biens ou intérêts patrimoniaux de personnes bloquées », précise le communiqué
L’ex-président congolais Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, figure désormais sur la liste noire des personnalités visées par des sanctions économiques de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), un service gouvernemental américain.
Washington estime que Kabila Kanange cherche à « déstabiliser le gouvernement de RDC en soutenant le M23 et l’AFC », son bras politique.
L’OFAC indique également qu’il a « vécu sous la protection du M23 » l’an dernier à Goma, bastion du groupe armé dans l’est du pays.
« Ceux qui continuent de semer l’instabilité devront rendre des comptes », indique le communiqué.
Le 30 septembre 2025, la justice congolaise avait condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. Quelques semaines plus tard, Kigali et Kinshasa avaient signé à Washington un fragile accord de paix, sous l’égide de l’ancien président américain Donald Trump.
« Le président Trump œuvre en faveur de la paix en République démocratique du Congo et a clairement indiqué que ceux qui continuent de semer l’instabilité devront rendre des comptes », a déclaré Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor supervisant l’OFAC, cité dans le communiqué.
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