Trois mois après l’attaque des rebelles ougandais des ADF à Bafwakoa, chef-lieu de la chefferie des Bandaka, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans cette partie du territoire de Mambasa.
Le chef de la chefferie des Bandaka, Sa Majesté Christian Alimasi Tambanakumange, alerte sur la persistance de l’insécurité dans son entité. Dans une interview accordée ce vendredi 24 juillet 2026, l’autorité coutumière a indiqué que plusieurs habitants ayant fui leurs villages pour se réfugier à Nia-Nia et à Mambasa-centre vivent actuellement dans des conditions extrêmement difficiles.
Face à cette situation, le chef coutumier plaide pour l’installation d’un camp militaire à Bafwakoa afin de renforcer la présence sécuritaire dans la zone. Il appelle également les organisations humanitaires à intervenir en faveur des familles victimes des violences, notamment celles dont les maisons ont été incendiées par les assaillants.
Sa Majesté Christian Alimasi Tambanakumange demande par ailleurs l’installation d’une antenne de réseau de communication dans la localité de Bafwakoa. Selon lui, cette infrastructure permettra aux habitants de signaler rapidement toute menace et de faciliter la transmission des alertes aux autorités compétentes.
« Les populations ont besoin d’être rassurées et accompagnées face à cette situation », a-t-il souligné.
Au mois d’avril 2026, les rebelles ougandais des ADF avaient multiplié leurs incursions dans la région, causant la mort de plus de 40 personnes. Depuis ces violences, plusieurs villages environnants restent désertés par leurs habitants, qui attendent encore des conditions favorables pour un éventuel retour.
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